Posté le 27 février 2012 par

Memoryhouse est un duo canadien qui a sorti en 2010 The Years, un premier EP aux allures de dream-pop lo-fi minimaliste. L’année suivante, ils ressortent le même EP sous un autre label (Sub Pop) dans une version remasterisée contenant deux inédits. On perd ce côté lo-fi mais on y gagne en clarté avec un son bien plus chaleureux et orchestral. The Slideshow Effect est à l’image de The Years version 2011, dans sa continuité. J’ai déjà parlé de Memoryhouse plusieurs fois et si vous me lisez, vous savez sûrement que je voyais cet album comme le successeur de Teen Dream de Beach House et The Year of Hibernation de Youth Lagoon. Alors verdict ? Pari réussi pour Memoryhouse !

La force de cet album c’est son instrumentalisation très riche et travaillée, permettant de nous transporter dans une douce fièvre hypnotique à travers ses mélodies accrocheuses. Celles-ci m’ont particulièrement marqué grâce à une grande diversité tout en gardant une cohérence, un même univers, celui d’une dream-pop lumineuse et mélancolique. Le groupe alterne les mélodies au piano ou à la guitare acoustique et parfois même avec des violons comme sur le sublime Little Expressionless Animals, qui ouvre parfaitement l’album. Hormis le très rythmé The Kids Were Wrong qui me fait penser à du Veronica Falls, l’ambiance globale de l’album est très douce, à l’image de la voix ensorcelante de Denise Nouvion, dégageant une incroyable pureté. Je me laisse facilement bercer par les ballades telles que Bonfire, All Our Wonder ou Pale Blues (avec une mélodie très « Beach House ») m’ébranlant dans une torpeur apaisante. Mon titre préféré est Walk With Me et sa petite mélodie mignonne accompagnée d’un xylophone. Sa progression me fait penser à la structure des chansons de Youth Lagoon avec un couplet plutôt doux et calme et un refrain bien plus entraînant. L’album se cloture, comme il nous a transporté durant une quarantaine de minutes, c’est à dire paisiblement avec Old Haunts.

En fait, The Slideshow Effect fait partie des rares albums où il n’y a rien à jeter, tous les titres forment un ensemble indissociable. Les mélodies sont soignées et me mettent dans une humeur placide. On écoute l’album d’une seule traite, et on y revient tout de suite après, avec toujours cette même envie. Et ça, c’est le signe d’un album quasi-parfait. Maintenant il ne me reste plus qu’à patienter le mois de mai avec le nouvel album de Beach House pour changer de disque !

The Slideshow Effect by Gary Welch on Grooveshark

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1 Commentaire

  1. Pierre from Gibert dit :

    Album parfait mais qui se mérite . Ca m’avait fait le même effet avec le dernier Real Estate . De premières écoutes plaisantes, je suis passé à une véritable addiction au disque, et bien, c’est pareil avec Memoryhouse, c’est un album qui prend de l’ampleur au fil des écoutes, pour finalement ne plus vous lâcher, signe d’un grand disque

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